Life's a Cherrÿ tale

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vendredi, août 3 2012

Le gouvernement québécois pour les crétins dont je fais partie

3 mois seulement après que j'en aie ENFIN fini d'entendre parler des élections en France...

Monsieur Charest, chef du parti libéral québécois et premier ministre du Québec, dont la côte de popularité se rapproche doucement de la limite de 1/x quand x tend vers plus l'infini décide de déclencher des élections.

Me revoila donc à nouveau en plein coeur d'une élection... sauf que cette fois je comprends rien a ce qu'il se passe...

Comme je BAIGNE (littéralement) dans toute cette marde à ma job, et aussi parce que je suis d'un naturel curieux, j'ai cherché à en savoir un peu plus et voici donc ce que j'ai compris:

Le fonctionnement des élections au Québec est limpide.

La politique au Québec et dans le reste du Canada si je m'abuse (gouvernements provinciaux et fédéral) est basé sur le système anglais, pays du Commonwealth tout ça. Il s'agit d'un régime parlementaire...

Alors le régime parlementaire a été inventé par les grands brittons il y a PFIOU une sacré lurette... tout le monde est familier avec le principe, n'est ce pas (je rappelle à nos amis apolitiques que la France n'est PAS un régime parlementaire, REVISEZ VOS CLASSIQUES), mais en gros, c'est comme un bon vieil échange de procédé, une cohabitation entre le Parlement et le gouvernement ou chacun a des droits et des devoirs l'un envers l'autre... (Je sais pas si pour vous c'est plus clair mais bon...).

Anyway les élections se déroulent en un tour, chacune des 125 circonscriptions vote pour son député. Dans chacune des circonscriptions, celui qui obtient le meilleur score (c'est à dire la majorité relative) est élu et ainsi sont distribués les 125 sièges de l'Assemblée Nationale (ou du parlement. Assemblée nationale et parlement c'est pareil... Faut suivre).

Le chef du parti qui a obtenu le plus de sièges au Parlement devient le Chef du gouvernement aka Premier Ministre.

Après ça il (ou elle !!!) forme son gouvernement. C'est à dire que PARMI les députés de son parti qui siègent à l'assemblée (donc, qui ont gagné dans leur circonscription), il invite ceux qu'il préfère, ceux qui lui ont bien léché les pieds et la femme avec qui il a couché un soir tout bourré parce qu'il l'avait prise pour Céline Dion... et il en fait des ministres, et ça ca s'appelle la corruption, mais c'est un tout autre sujet.

Ce qu'il se passe avec ce système c'est que celui qui est élu est rarement majoritaire.

Mettons que:

- le parti Duduche est élu avec 45 sièges,
- le parti Machin a obtenu 35 sièges,
- le parti de chose a 25 sièges
- et que le parti de bidule a 20 sièges,

Duduche devient premier ministre car il a la majorité relative, alors que l'opposition a 80 sièges....
Ca veut dire 64% des electeurs sont de l'opposition...

Je sais pas combien sont encore là après mes mathématiques... mais bon un gouvernement qui doit rendre des comptes à un parlement majoritairement opposant bonjour l'ambiance...

Et voilà.

Une fois le gouvernement en place, et sauf exceptions, le Premier ministre a 5 ans pour déclencher de nouvelles élections, et c'est ce qu'a fait Charest avant-hier... Donc le Québec est en élections.

J'espère que j'ai éclairé votre lanterne. Moi en tout cas je me suis comprise :D

dimanche, juillet 15 2012

Monsieur, quand le doigt montre le ciel, l'imbécile regarde le doigt !

Allo !

It's been a while!!

Je vais pas vous faire le jeu habituel de vous raconter ce qu'il m'est arrivé depuis X mois, parce qu'il s'est passé plein de choses, et rien du tout; tout ça à la fois.

En ce moment je suis en train de chercher du travail. Je suis toujours assistante au Journal de Montréal. Y a du bon et du moins bon mais outre le problème principal qu'est la précarité de ma situation, je me trouve confrontée a quelque chose que je connais déjà trop bien... Je suis sous-estimée.

Quand je suis arrivée ici j'avais plein d'ambitions. J'avais dans ma tête, grâce à de nombreux avis plus positifs les uns que les autres, la vision d'une espèce d'Eldorado du monde du travail, ou chacun à sa place quand il peut faire ses preuves, et ou on ne juge pas les gens en fonction de leur diplôme, mais en fonction de leurs motivations et aspirations. Chic, chic, du boulot, m'étais-je alors dit, moi qui ne cherche pas mieux que de faire mes preuves.

Mais voyez-vous la vérité finalement, c'est que du boulot y en a beaucoup, surtout pour les gens qui bossent dans l'informatique. Mais que quand on n'a pas de métier et pas la moindre espèce d'idée de ce qu'on veut faire de ces jours, c'est comme partout: la merde.

Ma recherche de boulot a été une longue aventure, rythmée par autant de frustrations que de CV déposés... On m'a refusé pour des postes de receptionniste parce que j'étais trop qualifiée et que "j'allais m'ennuyer" et on m'a refusée à d'autres parce que j'avais pas d'expérience professionnelle dans ce domaine. Quand je postulais à des postes plus interessants j'étais shortlistée et puis voila finalement non. C'est l'jeu ma pauv' Laurette...

J'ai de la chance me direz-vous, j'ai eu une belle opportunité de décrocher un poste dans un journal. Un quotidien en plus. Un milieu stimulant, riche en actions, une fourmilière. Ouais sauf que quand t'es la seule fourmi qui creuse dans toute la gang, c'est pas mal frustrant d'être une ouvrière... Quand j'ai commencé au journal le redacteur en chef (que je n'avais pas rencontré car je n'ai pas passé d'entretien pour ce job), m'a déclaré, après m'avoir posé quelques questions, que j'étais trop qualifiée pour la position que j'occupais. Mais alors oui tout à fait. Comme la sensation qu'on se fout un peu de moi finalement.

Soit.

Aujourd'hui, disais-je donc, je recommence mes recherches. Je vois passer des centaines d'offres par semaines. Toutes plus inintéressantes les unes que les autres, tant sur le plan fonctions que sur le plan salarial. Mon homme, qui est quelqu'un de très terre à terre, dit que je devrais me satisfaire d'un job comme ceux là, juste pour la sécurité. Oui mais moi je cherche pas la sécurité. Je m'en fous de la sécurité, c'est ennuyeux !!!

Moi je veux de l'aventure. Du stress, des gens intéressants, des deadlines, de l'adrénaline, des projets. Est-ce trop demander ?

Aujourd'hui plus qu'avant, je sais que j'ai pas envie de me contenter de. Je fais ça trop souvent, et c'est pas pour moi. Je suis une bonne personne, je suis un bon élément. Je suis rigolote, je suis motivée, je suis généreuse et gentille. N'importe quel patron serait ravi de m'avoir, d'ailleurs dans tous mes boulots on a toujours été content de moi. Alors maintenant, c'est décidé: je vise la lune.

Pour information j'ai eu cette épiphanie aux toilettes. Voilà, cordialement bisou.

vendredi, mai 4 2012

Retour à la normale j-3 ?

J'en ai plus qu'assez du matraquage médiatique lié à la présidentielle, alors je me dis, vivement le retour au calme. Combien de temps ça va prendre ? Ptet 2 ou 3 mois ? Puis dans deux ans on sera déjà à trois ans des présidentielles, alors ça recommencera doucement et ainsi va la vie politico-médiatique française (quelle philosophe, je sais).

Dans les journaux, sur internet, dans la rue, la présidentielle française fait la une. Je me demande de combien de milliers de kilomètres je dois m'éloigner pour avoir des vacances ? Je suis citoyenne de la 5eme puissance mondiale et j'aimerais bien pouvoir entendre parler d'autres pays, d'autres actualités, des découvertes ? Des bonnes nouvelles ? Je me disais ce matin que finalement l'un ou l'autre président, de par mon éloignement et le fait que je ne pense pas revenir en France, n'aurait pas grande incidence sur mon avenir.

Hier j'ai reçu un mail qui m'a été envoyé ainsi qu'à une vingtaine d'autres personnes. Ca a tourné au débat dans ma boite mail, et vas y que je te donne mon avis, que je te dis que les profs sont des incompétents, que je te dis que l'autre à crée une France de privilégiés, que l'éducation c'est important, que les Rolex c'est pas beau et que Guilia c'est un prénom de merde...

C'est bien beau d'avoir une opinion mais qu'on me dise a moi en quoi toutes ces joutes verbales sont constructives ?

Sur Facebook et Twitter, on peut se délecter de l'opinion de tout un chacun, à grands renforts de "flamby" ou de "nain".

MAIS QUEL EST LE POINT ? Croit-on vraiment qu'on peut changer l'opinion politique des gens par mail ou par facebook ? Quelles qu'elles soient, l'opinion politique, les convictions, ne sont elles pas personnelles et sacrées ?

Force est de constater qu'on peut raconter n'importe quoi aux gens, tant que ça passe à la télé ou que c'est relayé par l'un ou l'autre média: c'est vrai, et donc il faut le croire.

Ou sont passés le bon sens et l'esprit critique ? Les gens ne sont-ils plus capables de faire des additions ou des multiplications pour se rendre compte que les chiffres qu'on leur sert varient avec la météo, que les promesses ne sont pas tenues et que les débats sont vides ??

Si les gens passaient autant de temps à réfléchir ou à faire en sorte d'être heureux qu'ils en passent à casser du sucre sur le dos de tel ou tel responsable, le monde serait plus heureux... Le bonheur ça commence par soi-même.

Comme l'a écrit Voltaire (attention étalage de culture de bac de français):

"Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.
- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin."

A MÉDITER.

Demain je vais voter parce que je suis fière d'être une femme qui a le droit de vote, et que je suis fière des femmes grâce à qui c'est mon droit de m'exprimer.
Demain je vais voter, parce que j'estime que c'est un devoir en plus d'être un droit, et comme ça, si le résultat ne me convient pas, j'aurai la satisfaction de me dire que mon avis compte, même s'il n'est pas partagé par la majorité.
Demain je vais voter, dans l'espoir que dimanche soir, tout le monde ferme sa gueule et recommence à ventripoter gaiement.

mardi, avril 17 2012

The one where she speaks English

It often happens that I just want to write, without having something to say. Today is one of these days.

What tends to happen a lot lately too, is this kind of urge to speak English. I live in an English speaking country, but in a French speaking state, which makes the most of my sentences some sort of mix between French and English, I sometimes speak proper French, of course, but I never get speak proper English anymore and I miss it.

I gotta admit, it makes me look back 4 years ago, when I had just decided that I didn't want to study chemistry, that I wanted to free myself from my dad, and that I wanted to become what I'd always say I would be: an English teacher.

Anyway.

One of the things I've heard the most since I've been working here is "People would kill for your job" or "People study journalism in order to get a job like yours". I'm not a journalist, I work in a journal. I mean I'm an assistant and even if I work in a very stimulating environment, I have to say that, except for prints, I have close to no responsibilities at all. Is it just because I work in a journal or do people really wish to spend their days slaving to idiots on the phone or making copies ?

I do like my job, but sometimes I wish I really was a journalist, because then I'd be able to talk to the temp who makes copies like she's a real person and not a robot who has all the secrets to the copier...

Et sinon mon truc pour tagguer les articles il est pété. Ptet que le fait que je n'aie pas fait de mise a jour de dotclear en 4 ans y est pour quelque chose ?

lundi, avril 16 2012

Présidentielles

J-6

Dans 6 jours il faudra voter pour un des 10 clowns qui se présentent pour la présidentielle française. C'est le deuxième présidentielle pour moi, et c'est différent d'il y a 5 ans, pour deux raisons.

La première, c'est qu'il y a 5 ans je venais d'avoir le droit de vote, je ne connaissais rien à la politique, j'avais pas vraiment de connaissances sur tout ce qui concerne l'ISF, les lois sur l'immigration, les 35 heures, les congés payés. J'avais bien quelques notions, mais c'était plutôt des faits historiques tout frais dans mon cerveau de bachelière. J'avais aussi quelques avis, quand même, l'esprit critique qu'on me connait n'est pas soudainement apparu à 20 ans... Mais je ne me sentais pas concernée, je considérais que je n'y comprenais rien et que je ne ressentais dès lors pas le besoin d'exprimer mon avis. Je me souviens que je disais "je vais laisser parler les gens qui savent de quoi ils parlent".

C'était une erreur de jugement, en y pensant, surtout quand on constate l'étendue de la culture socio-politico-francaise des gens (y compris la mienne). En définitive j'ai réalisé qu'on ne pouvait pas connaître tout sur tout (THAT IS BRAND NEW INFORMATION), et qu'il fallait, à défaut, essayer de donner son avis en fonction des questions qui nous concernent.

La deuxième différence c'est le recul que j'ai pris par rapport à tout ça, en ayant vécu et en vivant maintenant hors du territoire français. Le fait que je travaille dans un journal (et m'intéresse donc plus à l'actualité) y est peut être aussi pour quelque chose, toujours est-il que vue de loin cette campagne est RIDICULE. Un rebondissement après l'autre, une attaque après l'autre tout ceci ressemble à une vaste blague.

Je pense par exemple à l'ampleur qu'a pris l'affaire de "Momo" à Toulouse. Des grands malades qui commettent des crimes religieux ça arrive malheureusement souvent, mais la psychose qui a entouré cet évènement m'a amené à me poser pas mal de questions. A Toulouse, les gens avaient peur de sortir de chez eux, le gars a été taxé de terroriste, le plan vigipirate écarlate a été mis en place. Chacun des candidats s'est prononcé sur la question, un petit mot sur l'insécurité, un sur le racisme, un sur l'immigration pour les connasses qui font l'amalgame entre couleur de peau et nationalité. Call me crazy mais c'est quand même une belle coïncidence que le mec aie été abattu pile un mois avant le premier tour... Surprenant aussi qu'aux abords de chaque campagne, un drame de ce type là se produise (il existe de nombreux articles sur le sujet).

Sans même rentrer dans ce débat là, comme je ne baigne pas dans la propagande pour la présidentielle, n'ayant pas la télé française ou la presse française sous la main, je lis quand même beaucoup d'articles, je regarde des meetings, je regarde les télés des différents candidats... Force est de constater que cette campagne est de l'ordre de la cour de récré, à grand coups de rapportage et de "ouais mais moi je". Le niveau des débats a-t-il toujours été si pauvre ? Les préoccupations importantes sont elles toujours ignorées au profit du marketing et de l'image ?

Finalement je vais ptet faire cette année ce que j'aurais du faire il y a 5 ans. M'abstenir.

vendredi, mars 30 2012

"Je suis pas féministe mais"

C'est drôle comme j'entends souvent les femmes se défendre, avant même de commencer à argumenter, avec l'expression suivante "je ne suis pas féministe, mais".

Mais quoi ??

Je ne me sens pas particulièrement indignée par ma condition féminine. Je veux dire par la que je ne crois pas être souvent la cible de sexisme ou de traitement de faveur ou de blagues de mauvais goûts. Pourtant quand ça arrive, j'ai plutôt envie de dire "je suis une femme, ET". Bref chacun ses traumas.

Je me questionne souvent sur les disparités hommes/femmes, je m'interrogeais déjà quand je voyais la haine qu'il pouvait exister entre les collègues chez Air France (milieu exclusivement féminin et pourtant très macho), et je m'interroge encore plus maintenant que je travaille dans un journal, milieu plutôt masculin, et au moins aussi macho.

Il y a de ca quelques jours, le rédac chef recevait des gens importants pour un meeting de plusieurs heures, au cours duquel il s'est absenté quelques instants, le temps de demander a son adjointe (IE: adjointe de direction, 50 ans, 30 ans de boîte) de venir dans la salle de réunion "proposer des cafés". Pas "apporter des cafés", non, les proposer, et prendre la commande comme une potiche. Ma collègue indignée, a refusé (et comme je la comprends) et pour finir c'est moi qui m'y suis collée, parce qu'il fallait bien que quelqu'un le fasse, et ça m'a énervé toute l'après-midi.

"Excusez-moi est ce que vous voulez des cafés ?" (*cliclic)

"Je suis une femme, et" je pense pas qu'on aurait demandé ça à un homme (quelle que soit sa fonction).

"Je suis une femme, et" j'aurais pu lui envoyer son CRISSE de café dans la face, tellement j'estime que c'était irrespectueux.

La conclusion de l'histoire c'est que ma collègue a dit a son boss que c'était la première et la dernière fois que ca se produisait, et que la prochaine fois que ses invités veulent boire quelque chose, il les demande et on les apportera si on n'a pas mieux à faire.

On n'est pas la pour porter des cafés a des machos ventripotents. Crotte.

L'évènement du jour

C'est la remontée des scores du président sortant, Monsieur Sarkozy, dans les sondages, qui le donnent en tête au premier tour de la présidentielle d'après un sondage CSA.

Non je déconne.

L'évènement du jour c'est bien évidemment beaucoup plus intéressant et ça parle bien évidemment beaucoup plus de moi. JE DÉMÉNAGE.

Enfin quoi. Je vais vivre dans un nouvel appartement, mais je ne déménage moi même pas beaucoup, puisqu'au moment ou nous parlons je suis en train de bloguer, depuis le taff, alors que Nico gère les déménageurs qui portent tout notre bazar de l'ancien vers le nouvel appartement. OUI OUI. les déménageurs. Si ca c'est pas décadent. Je suis d'ailleurs émerveillée par la quantité de merde qu'on a réussi à accumuler en si peu de temps. AMAZING. Alors au programme des réjouissances, ptet des photos de l'appart ? Ou alors j'vais attendre qu'il soit un peu plus meublé... Je sais pas.

Comment va la vie ? Bien. Je bosse depuis plus d'un mois à la rédaction d'un quotidien a Montréal (le plus lu hihi) Le Journal de Montréal. Je suis assistante et j'ai bien du plaisir a occuper cette fonction. Je me marre, l'équipe est sympa, le job intéressant, le cadre stimulant. Si mes plans se déroulent sans anicroche je serai rédac chef dans à peu prés 10 jours. Hm.

Je rencontre des gens, ma vie sociale reprend du service, je recommence à écrire aussi, lentement mais surement et ca m'avait beaucoup manqué. Je crois que le fait de lire les journaux est une grande source d'inspiration. Je lis les chroniques des journalistes opinions, de ceux qui sont payés pour troller dans un journal quotidien (ET BIEN PAYÉS EN PLUS!!!!!!!) et je me dis qu'ils ont là un job de rêve.

Cependant j'ai beau être une des plus grosses chialeuse (pour reprendre une expression locale) que la terre aie porté, je me demande si je serais en mesure de trouver chaque jour une raison pour me plaindre (ou du moins donner mon avis).

Affaire à suivre ?

jeudi, février 9 2012

I miss my blog.

J'ai perdu le réflexe que j'avais quand j'ai crée ce blog de venir déverser mes sentiments ici. C'est mal. Je suis voyez vous une boule de nerfs en ce moment, entre ce changement de vie auquel il me faut décidément m'adapter at some point, ma toute nouvelle recherche d'emploi, ma vie de couple (aouch, ça fait super grown-up de dire ça) et puis mes tribulations habituelles; j'en ai bien des choses à raconter !

Je suis en train d'essayer de taper doucement sur le clavier parce que Nicolas dort (ou du moins essaye) alors je vais pas m’éterniser. Mais voila, j'avais envie d'un tout petit instant dear diary.

A tout bientôt :)

vendredi, décembre 30 2011

Long time no see, once again

Pour commencer, pour ceux qui se demandent (mais tout le monde s'en doutait, moi la première) je n'ai pas fini le NaNoWriMo. J’étais trop occupée à faire la fête en France pour m'occuper de ca. Mais je vais le finir ce bouquin. Un jour.

Peut-être ??

Comme vous le savez tous depuis le temps, je déteste la fin de l'année. J'aime l'hiver, j'aime le froid (du moins le froid modéré parce que -40 c'est pas pour moi), j'aime faire du snowboard, j'aime la neige. BREF tout ça me plait.

MAIS.

MAIS.

Les fêtes de fin d'année, comme vous le savez... J'y arrive pas. Je crois que de la même façon qu'à la fin d'une journée, je repense à ce qui s'est passé, ce que je voulais faire, ce que j'ai fait et ce que je n'ai pas réussi à faire, à la fin de l'année je repense à l'année qui vient de se passer. Parce que je suis une conasse doublée d'une éternelle insatisfaite, spécialement quand il s'agit de moi, le bilan est la plupart du temps négatif.
Cette année ne fait pas exception... Au contraire ?

Nan mais j'ai fait des trucs cools mais voilà. Cette année le bilan est négatif.

Y a une femme que je voyais y a encore pas tant de temps que ça dont le métier est plus ou moins d'aider les gens, en partant du principe que le corps enregistre tout les évènements qui se produisent dans une vie... Blabla. Je l'explique pas très bien, et j'étais sceptique moi même en allant la voir, surtout que j'avais 15 ans et que ma mère je la trouvais un peu folle avec tous ses charlatans. Toujours est il que cette fameuse dame a quand même donné un autre tournant à ma vie. Et bon. C'est bien.

Dans ce processus, c'est utile de pouvoir faire appel à la "mémoire de son corps" pour régler ses problèmes, aller de l'avant, trainer ses bagages. Mais là voilà. Aujourd'hui et depuis quelques temps, j'aimerais bien que mon corps il oublie, pour de bon...

Cette petite déprime passera quand ma super meilleure copine chérie viendra passer une semaine ici, TOUT bientôt. Can't wait.

Je vous laisse avec un petit panorama des hauteurs de la ville de Québec ou j'ai passé quelques jours avec mon amoureux. Et c'était très joli :)

Panorama

samedi, novembre 5 2011

Le defi d'écriture

Suite aux menaces intensives de mon meilleur copain, je suis actuellement en train de participer à un défi d’écriture qui s'appelle le NaNoWriMo "National Novel Writing Month".

Le principe est simple: beaucoup de gens ont un jour entrepris d’écrire un roman, peu de gens l'ont fait, la plupart du temps parce qu'ils se sont découragés en cours de route, au fil des nombreuses relectures ou à défaut de temps. Je fais pas partie de ces gens, parce que j'ai déjà écrit un roman. Bon, j'étais au collège, mais quand même, ca compte !

Ce défi propose aux participants d’écrire un roman de 50 000 mots au moins sans se soucier de l'orthographe ou la mise en page, en un mois et pas une minute de plus, avec l'avantage (assez conséquent) de savoir que des milliers de personnes font ça en même temps que toi, que des milliers de personnes vont terminer et que tu pourrais en faire partie. Pas d'appât du gain pour ce concours, juste un défi à réaliser pour soi même. J'aime bien le concept alors après une dure négociation avec Rafik, et malgré le vide intersidéral que constituent en ce moment mon cerveau et mon imagination, je me suis inscrite.

J'ai reçu (comme tout le monde je présume) un mail d'une participante qui explique qu'elle est d'une timidité maladive, et qu'elle a enfin réussi à se soigner quand elle a pris goût à la montée d'adrénaline que lui procurait le simple fait d'ouvrir la porte lorsque quelqu'un sonnait chez elle. Malgré ce qu'elle décrit comme des sueurs, des rougeurs et des tremblements, elle ouvre la porte et affronte cette inconnue. Non, pas nécessairement la personne derrière la porte, mais plutôt l'inconnue de savoir qui s'y trouve, et comment ça va se passer. Bref dans son long pavé elle compare le fait de poser sa main sur la poignée et d'ouvrir la porte au fait de se lancer à l'écriture d'un roman.

Effectivement une fois que je me suis lancée les mots ont coulé sur le clavier à une vitesse que je ne soupçonnais pas, c'était prenant et exaltant. Une héroïne est née, avec ses traits de caractère, son entourage et le décor dans lequel elle évolue. Est née aussi une vague idée, un style, une ambiance que j'ai envie d'apporter à mon histoire. Rafik, encore, m'a suggéré une idée pour la suite, dont je vais surement me servir, faute de mieux. Plein de petits bourgeons dans ma tête, mais aucune fleur pour l'instant, car je suis maintenant bloquée, après ce début si prometteur de 1000 petits mots...

Je me vois confrontée à ce qui est peut-être un de mes principal défauts: ma sale tendance à ne jamais finir ou même continuer ce que j'entreprends, souvent, je l'avoue, par manque de confiance (ou ce que j'aime lâchement taxer de perfectionnisme). La preuve, maintenant que j'avais décidé de m'y mettre, c'est sur mon blog que j'écris, alors que c'est d'habitude cette tâche que je délaisse. La procrastination c'est tout un art.

Plus que 49 000 mots, et 25 jours. Stay tuned.

dimanche, octobre 30 2011

Allo allo

Décidément, il n'y a rien à faire, je ne tiens aucune de mes promesses...

Voilà maintenant près de deux mois que nous sommes installés au Canada, et même si la vie n'a pas encore repris son cours *normal* vu que ni l'homme ni moi ne travaillons encore, on s'est quand même calés sur un rythme plus "habitants" que "touristes". Et tant mieux parce que bon si on s'installe, autant le faire pour de vrai, non ?

Aussi, on magasine au Provigo de la rue Sherbrooke, qui est a une petite côte et 10 minutes de marche de la maison (et qui est ouvert 7/7 jusqu’à 23h et ça ben c'est génial), on regarde les séries en même temps qu'elles sont diffusées aux States, interrompus par des publicités plus cocasses les unes que les autres toutes les 3 minutes (et je n'exagère que très peu), et je me suis même mise à cuisiner en cups. Je sais pas si vous cuisinez, vous qui me lisez, mais moi j'ai toujours toujours aimé cuisiner les desserts, quels qu'ils soient. Il y a encore peu de temps, en France, quand je cherchais des recettes "traditionnelles" dans d'autres langue que la mienne (par exemple une tarte aux noix de pécans à la canadienne, des roulés à la cannelle à la norvégienne ou encore des cupcakes à l'américaine), il m'est souvent arrivé de me décourager lorsque je voyais ces tasses comme unité de mesure. C'était pourtant pas bien compliqué, il aurait suffit que je cherche des équivalences, de la même façon que j'avais trouvé ces recettes, sur google, mais non, à chaque fois je cherchais une recette en grammes.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, depuis que je suis ici ma vie à changé (au moins), parce que j'ai pu me procurer ces fameuses measuring cups. Et voilà. Je peux maintenant cuisiner sans limite, et c'est ma joie. C'est stupide, oui je sais, d'autant que ces mesures volumiques sont loin d'être aussi précises que celles d'une bonne balance digitale rouge de chez Casa (merci Cécilia pour me l'avoir offerte), mais après un petit temps d'adaptation, j'ai maintenant dompté ce système et suis dès lors un petit cordon bleu international (au moins²).

Bon et sinon désolée encore une fois de vous avoir délaissés je vais faire de mon mieux pour que ça change (faut avouer que j'ai vraiment le temps...), et de toute façon je reviens au plus tard lundi avec une photo du gâteau d'anniversaire de mon chéri qui promet de dépoter (si je rate rien d'ici là), et puis ptet de mon costume de Halloween (parce que ici c'est enormément plus répandu qu'en Europe, et qu'on va donc faire la tournée des bars, déguisés comme des enfants).

[Phoebe Buffay style] Thank you my babies

mardi, septembre 20 2011

Oh eh l'autre eh, ca lui fusille le nez !!

Je crois que je peux aisément faire la généralisation suivante : quand une fille va chez le coiffeur, et change de tête, il a une raison. Oui je sais, c'est peut être pas TOUJOURS le cas, et pourtant c'est souvent vrai. Outre la montée d'adrénaline que représente la peur de ressortir tondue comme un caniche, c'est vraiment symbolique, nouvelle vie, nouvelle page, nouvelle tête. Pour moi en tout cas, ça a toujours été le cas.

Quand j'étais toute petite, j'avais les cheveux longs, j'ai du les couper contre ma volonté vers le CP a cause d'une horrible épidémie de poux à l'école et je me souviens encore du salon ou c'était, et aussi de toutes les larmes que j'avais versé en sortant. Et puis comme on dit ça repousse, et là, surement poussée à les garder longs par mon père qui a parfois (souvent) des idées très arrêtées sur ce que doit ou ne doit pas faire une jeune fille, je ne les avait plus coupé (sauf les pointes ou un dégradé mais rien de bien fou) jusqu'en 2008. Effectivement j'avais une raison, de sombres histoires de mec, un nouvel an gaspillé avec les mauvaises personnes, une période de ma vie, mais surtout envie de créer une ancre dans mon histoire. Pour pouvoir me dire: "Là. Il s'est passé un truc que j'ai pas envie d'oublier" ... Même que ce changement de tête coïncide avec la période a laquelle j'avais fait mon tatouage et mon piercing dans la nuque. Il s'est passé un truc fort ? Je sais pas, mais bon, après je peux revérifier ça avec la permanente que j'ai fait plus tard, et le carré court (raté) que j'ai fait a Paris avant de partir en Angleterre. Oui d'accord, et alors ?

Aujourd'hui j'ai de nouveau les cheveux longs, et depuis 2008 je les ai pas eu si longs. Le changement n'est pas radical vu que les cheveux ça met du temps à pousser. Mais c'est bizarre, ça me fait comme si j'avais rechangé de tête, mais progressivement cette fois. Ai-je ouvert progressivement un nouveau chapitre ou tourné doucement une page ? Je sais pas, et puis je peux pas déjà savoir en somme.

Si je repense à toutes ces bêtises maintenant c'est que ayant à nouveau les cheveux longs, et avec la masse et l'épaisseur que cela représente, il me faut un bon sèche-cheveux ou un bon paquet de temps pour pouvoir les sécher. Et qu'ici, au Canada, la puissance max. de séchoir que j'ai trouvé c'est 1875 watts, que c'est trop peu, que ça me prend 2 ans pour mal me sécher les cheveux et que je voulais replacer un tag que j'ai créé il a trois plombes.

Et ouais, je suis SI bête que ça. Mais eh on va pas se leurrer, c'est comme ça que vous m'aimez.

:)

jeudi, septembre 15 2011

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs...

En exclusivité de complètement dingue d'opportunité de fou, SOUS VOS YEUX ÉBAHIS ... Je vous présente : Le blog de Nico et de moi avec un nom tout pourri qu'on va brainstormer pour trouver mieux parce que l'aventure canadienne c'est LAME comme nom. Alors vous proposez quoi ?

Alors euh, par contre, vous risquez de lire des articles que vous aurez déjà lu ici, mais ptet pas tous, et puis surtout vous pourrez lire les articles de Nicolas aussi. C'est super non ?

Bon en fait la vraie raison c'est que ce sera politiquement correct (ou presque) et que mon blog ne le sera ptet pas toujours (encore que, je m'assagis quand même).

Voici donc : LE BLOG !!

Un blog en couple. NON MAIS VOUS VOYEZ CE QU'IL FAIT DE MOI ? JE DEVIENS NIAISEUSE.

Non en fait, je l'ai toujours été, je sais bien. Bon et niaiseux (*clic*) c'est un adjectif québécois, c'est bon, mangez-en !

mercredi, septembre 14 2011

0.25 %

La journée 2 s'est passée sans encombres, et s'est finie sous des TROMBES d'eau. Non mais vraiment, on s'est pris la mer et les poissons sur la gueule.

Réveillée a 6h32 locales impossible de me rendormir... Quand l'homme s'est réveillé deux heures après, je me suis rendormie, normal. Plus tard, un petit coup d’œil dans le guide et on s'est dirigé vers un petit bistro dans le vieux Montréal, parce qu'on était affamés. Oui, le jetlag n'influe pas que sur ton sommeil, mais sur ton bio-rythme également, et c'est pas franchement simple dès le début.

Bref l'aventure de cette deuxième journée fut l'ouverture d'un compte chèque. Outre la sympathie étonnante de tous les agents qui travaillent dans cette banque digne de Gringotts tant elle à la classe, c'est la simplicité de la procédure qui m'a étonnée. Deux pièces d'identité et c'est parti. Il aura fallu comprendre un peu le système de banque qui n'est pas le même que le notre en France. On a du choisir un plan, c'est une sorte de forfait qui détermine a combien d'opération bancaires tu vas avoir droit. C'est différent mais pas si compliqué. On nous a donné notre carte sur le champ et voila on était partis. On a ouvert un compte épargne en même temps. Elle m'a fait rire la dame, elle a dit "Gardez vos savings sur ce compte, c'est très intéressant". Et finalement le taux d'intérêt est de 0.25%. OWI EN EFFET... Très intéressant.

Tu le vois grossir mon compte en banque ? :)

Aujourd'hui magasinage !! (Mais on n'a pas le droit de dépenser de sous alors bon...)

Et sinon hier je me suis couchée a 21h30 et ce matin levée a 9h. POWNED le décalage horaire. Nico ne peut hélas pas encore en dire autant, et il commence à en avoir marre de se reveiller frais et dispo a 8h tous les matins. Moi perso j'aime bien, pouvoir lui parler dès le réveil, CA c'est de l'inédit.

mardi, septembre 13 2011

Premier jour à GMT-5

Dans mon déménagement, j'ai sacrifié pas mal de mes petits carnets d'obsessionnelle. Il m'en reste néanmoins quelques uns, dont un sur lequel je me suis défoulée, hier, dans l'avion, quand Air France essayait de nous arnaquer en nous faisant baisser les hublots. Il était minuit dans mon petit corps mais notre avion pourchassait le soleil (quelle poésie). Bref j'arrivais pas a dormir, et la lumière derrière les hublots ni était certainement pour rien mais donc j'ai gribouillé ce qu'il me passait par la tête à ce moment là, et c'était cool. Et ca vous fait une belle jambe.

Aujourd'hui je suis décalquée. Il est 21h29. Ce matin je me suis réveillée, fraiche comme la rosée, a 8h locales. Notre passage éclair à l'immigration canadienne nous a permis d'arriver chez nous a 22h, (4 heures en France). Autant dire qu'on n'en pouvait plus, et que la nuit fut reposante, mais maintenant il est a nouveau presque 4 heures du matin dans mon corps, et je suis DECALQUEE.

Je me répète j'en suis consciente. Oui mais moi je vous sors ça pèle-mèle aussi hein...

Aujourd'hui un brunch démesuré le matin, petite balade dans notre quartier, puis une autre, dans le Vieux Montréal, quelques courses, quelques discussions avec notre coloc et des nachos plus tard, la journée s'est envolée. Et je suis décalquée (j’arrête).

Au détour de notre première journée à Montréal, on notera la première anecdote de touristes qui débarquent. Ce matin quand la serveuse a pris notre commande, elle nous a demandé quelle sorte de pain nous voulions. "Nature, brun ou crotté ?". Perplexe nous l'avons fait répéter, mais quand elle à redit la même chose on a choisi le pain brun (le pain complet) en se disant que nous aurions à enquêter sur la nature exacte de ce pain "crotté". Moi je pensais à du pain avec du raisin sec dedans, ou des pruneaux ou je sais pas.. un machin dans le pain quoi ! Bref on a demandé à notre coloc, et en fait elle disait pain CROUTÉ et non crotté... Grosse rigolade, mais déception tout de même, pain crotté c'était quand même fort marrant.

Ne soyez pas trop décus, toutefois, car le pain crotté existe bel et bien, puisqu'il s'agit en fait du pain perdu que nous connaissons je pense tous très bien.

mardi, août 30 2011

Encore une.

Encore une page qui se tourne.

Au rythme auxquelles elles tournent dernièrement, je commence à craindre les courants d'air. Mais c'est bien. C'est positif.

Ce soir j'ai quitté pour la dernière fois le petit nid que je m'étais fait dans l'appartement parisien de mon chéri, que je détestais par dessus tout essentiellement à cause des 6 étages qu'il me fallait grimper au moins une fois par jour, depuis maintenant quelques mois. Alors ouiiii, ca m'a raffermi les fesses, oui ca pouvait me faire que du bien. OUI JE SAIS. Mais c'est pas la question.

On part, loin, et longtemps. Dans 12 jours les amis je vivrai au Canada avec mon ours brun.

Je compte bien vous raconter tout ça au fur et à mesure, et puis bon j'essaierai de vous écrire des conneries aussi des fois. C'est encore ce que je fais de mieux.

Stay tuned :)

mardi, août 2 2011

Le naturisme pour les nuls

Avec un titre pareil pas la peine de tergiverser. Oui, tergiverser, mon compte triple, je sais, j'allais dire tordre du cul pour chier droit mais c'est moins classe.

Bon et donc, j'ai faiit un truc de fou le week-end dernier dernier: je suis allée aux termes de Spa.

AMAZING!

Tu te tais le bilingue tu te tais.

J'étais dans le hammam "textile" quand cette idée saugrenue m'a pris. Je voyais pas à 20 centimètres, j'étais ennivrée par des odeurs de menthe poivrée et, allongée sur un banc brûlant, sous le ciel électirquement étoilé. Le constat était plus qu'évident. "Putain ce serait le pied si j'étais à poil".

Et me voila partie.

Entre le moment ou tu rentres dans un espace naturiste et le moment ou tu es planquée dans la pénombre ambiante d'un hammam, il se passe quelques étapes évidemment, et c'est la le coeur du problème... Mais une fois déshabillée et dans la vapeur d'eau, je me suis rendue compte que je ne distinguais pas le moidre visage, ni si les gens qui etaient là étaient des hommes ou des femmes. Dès lors, qui en a quelque chose à faire de la circonférence de mes cuisses?

Personne.

Dans mon élan d'héroïsme j'ai décidé de pousser l'expérience plus loin, et de braver la lumière du jour, et mon pire ennemi: le regard des gens.

Quelle ne fut ma surprise, de découvrir des femmes, des hommes, des poils, des épilations impeccables, des ronds, des fins, des jeunes des vieux, des vieux, des flasques, des petits seins, des gants de toilettes... Des gens de toute taille-forme-couleur-coefficient de viscosité, qui avaient tous un point commun. Etre nu, et s'en satisfaire. Je serais curieuse de connaitre la proportion de gens qui se faisaient violence pour ne pas voir les défauts qu'il se trouvent, mais tout ce petit monde etait harmonieux, nu et beau.

Et c'était COOL.

mardi, juillet 26 2011

Put**n de B*r*el de **rde. 12 ANS !!

Telle que vous me lisez, je suis plus déprimée que la dépression. Rien de bien grave, soyez rassurés.

Mon problème, c'est que je sors du cinéma. Et par la présente je viens de tourner une page de 12 ANS. J'arrive pas à m'y remettre.

J'avais 10 ans quand je suis allée au bureau de tabac avec mon père pour lui soudoyer un magazine débile pour le poster que je pourrais y trouver au milieu, et quand mon père, qui n'avait pas la moindre idée de ce qu'il faisait m'a acheté le tome 1 de Harry Potter. Hé ouais, je suis bien en train de pleurer la fin de la saga de Harry Potter. J'ai mis longtemps à accrocher avec ce livre. Les premiers chapitres m'ennuyaient, je le lisais plus ou moins pour faire plaisir à mon père, bref j'étais loin de m'imaginer que ces héros allaient me suivre jusqu'à l'âge adulte. Enfin l'âge adulte, maintenant quoi, adulte ptet pas mais bon. 12 ans, c'est plus de la moitié de ma vie, et quand je me dis que c'est fini, ça m'file le cafard...

Je me souviens du premier film, que j'ai vu alors que j'avais déjà lu tous les bouquins sortis. Ma mère nous avait fait a mon frère et moi la surprise de nous amener à l'avant-première, pour laquelle le cinéma avait organisé plein d'animations toutes plus nulles les unes que les autres, et le film d'après ou elle avait invité ma meilleure amie du moment, qui était droguée comme moi. Je me souviens m'être inscrite sur la waiting list de la médiathèque de Fenouillet (je vous prie), pour pouvoir lire le 4eme tome dès qu'il était dispo, je me souviens de mon 17 anniversaire ou on m'a offert le 6ème tome et qu'on m'a spoilé le lendemain au lycée...

C'est trop con, mais après avoir vu ce dernier film, j'ai l'impression d'avoir pris des nouvelles de potes que je connaitrais depuis longtemps et qui m'auraient dit "Ok Harry a réussi à vaincre Le Prince des Ténèbres, il a tout rangé dans sa vie et le monde qui est le sien. Voilà, on va tous bien, mais maintenant arrête de nous demander comment on se porte, ok ?"

Ca fait bizarre...

lundi, juillet 25 2011

Enough with the Friends' titles.

A la fin du mois de mai, mon chéri et moi avons été en Irlande. Fort bien, et alors me direz-vous ? Mais j'y viens petits impatients.

J'ai eu l'occasion de revivre mon rêve de l'année dernière (quand j'étais fille au pair) à savoir SHOPPER CHEZ hmv.

Les finances étant ce qu'elles étaient à cette époque, je n'ai pas pu dépenser les quantités impressionnantes de fric que je dépensais l'année dernière avec mon salaire misérable de babysitter, mais le plaisir était toujours là. Mais je vous saoule. Vous vous demandez où je veux en venir et pourquoi je vous ennuie avec mes histoires de shopping ? Je sais que vous avez peur que je vous sorte mes photos de vacances. Vous avez peur hein ? HAHAHA hé ben non, ma carte SD a mouru alors bon même si je voulais...

ANYWAY, straight to the point, I got my self the putain d'intégrale de Sex and the City pour 40 euros. C'est pas à la FNAC que ça arriverait mais je l'ai déjà dit et ce n'est pas le point. Et bon, le fait est que, ça ne me fait pas que du bien, déjà parce que Carrie elle a que des problèmes, qu'elle se fabrique de toutes pièces et que c'est relou (on dirait moi mais en pire), et puis aussi toutes les quatre sont des cas sociaux ambulants, et putain de bordel de merde... on s'identifie... Et c'est mal. Qui veut s'identifier à un cas social ? Alors à quatre cas sociaux ?

Bref toutes les questions que se posent régulièrement ces 4 folles, on se les pose quand on regarde cette STUPIDE série (que j'adore).

Et bon voilà, en regardant un épisode aujourd'hui (oh who am I kidding j'ai regardé 6 épisodes aujourd'hui !!) j'ai réalisé que je suis trop forte pour la vie à deux. Ça fait plus de neuf mois que je vis en couple. Bordel si on m'avait dit y a un an que j'allais vivre avec lui, faire à manger, lui faire la guerre pour la lunette des chiottes ou le linge sale, j'aurais dit (et je l'ai sûrement dit à Cécilia y a qu'elle pour me faire chier avec des histoires à la con) "TU TE FOUS DE MOI ??".

J'ai 22 ans, je suis diplomée, et je vis en couple. Oui, au fait, je suis diplomée.

jeudi, juillet 7 2011

The one with all the stupid questions.

C'est incroyable le nombre de questions débiles que je peux me poser... En permanence.

Par exemple, quand je me regarde dans une vitre dans la rue, je me demande si quelqu'un, derrière la vitre, se dit que je suis une moche égocentrique. Ou quand je monte dans le métro, que je m'assois et que je prends plus de place que la maigrichonne trop bien gaulée, je me demande si elle se dit "Putain fait chier cette grosse". La nana de la médecine du travail qui m'a demandé si j'avais des problèmes de santé "hormis mon surpoids" n'a rien arrangé à mes nombreux complexes...

J'en suis arrivée à la conclusion que je ne me pose que des questions liées a mon physique ingrat, ou mon manque total de confiance en moi. Ou les deux ? Comme vous pouvez le constater, la résolution que j'ai pris en écrivant mon précédent article n'a pas tenu bien longtemps. Après tout... Y a des gens qui me lisent ici, ne mentez pas j'ai les statistiques ! Conséquemment, j'ai décidé que j'allais faire ma thérapie ici, toute seule mais avec "vous" au lieu d'essayer de tenir mon chéri éveillé avec des questions plus stupides les unes que les autres...

C'est à dire absolument ESSENTIELLES.

En punition, parce que je suis une vilaine fille, de me mettre des idées si stupides dans la tête, j'ai décidé de faire des lignes.

Non m'enfin pas ici ! ... c'est humiliant.

Bon. Parlons peu, parlons bien, et d'une question pas stupide, pour une fois. Vous voudriez lire quoi sur mon blog ?

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