C'est ce que mon père me disait tout le temps quand j'étais petite, et que je me mettais à pleurer alors qu'il s'époumonait. Ce soir c'est encore ce que je fais, parce que j'ai jamais cessé d'être une pleurnicheuse.

Pourtant ce soir j'ai passé la soirée avec mon père, qui s'est justement vanté d'avoir, ce matin même, fait mon éloge auprès de mon idiote de tante.
Comme quoi j'aurais muri et que nos rapports se seraient considérablement améliorés.
(Ce qui est vrai, soit dit en passant)
Et quand je lui ai répondu du ton le plus direct que c'était parce qu'il avait arrêté de me prendre la tête avec des conneries, et c'était une citation (malpolie, donc), il m'a calmement répondu qu'il n'avait rien changé à son comportement, et que maintenant j'avais grandi, et que j'étais une jeune femme équilibrée, et accomplie. C'était assez surprenant. Limite gênant. Oui mais il se trompe.

J'ai comme envie de te dire lol papa... Tu ne m'as jamais connue, c'est un fait, mais là quand même tu fais fort.
Tout ça part d'un très bon sentiment, alors je vais pas me moquer.

Je suis très accomplie, comme jeune femme. D'ailleurs j'ai tout ce qu'il me faut dans la vie...

  • Un appart' ou je me sens bien. Ou pas.
  • Un taff ou je me sens bien, ou un semblant de diplôme, ou une ébauche d'idée. Ou pas.
  • Un mec qui m'aime, ou au moins un qui m'aime bien. Ou pas.

Je vais pas continuer, je me fais déprimer.

Ce soir je pleure. Putes d'hormones.