Suite aux menaces intensives de mon meilleur copain, je suis actuellement en train de participer à un défi d’écriture qui s'appelle le NaNoWriMo "National Novel Writing Month".

Le principe est simple: beaucoup de gens ont un jour entrepris d’écrire un roman, peu de gens l'ont fait, la plupart du temps parce qu'ils se sont découragés en cours de route, au fil des nombreuses relectures ou à défaut de temps. Je fais pas partie de ces gens, parce que j'ai déjà écrit un roman. Bon, j'étais au collège, mais quand même, ca compte !

Ce défi propose aux participants d’écrire un roman de 50 000 mots au moins sans se soucier de l'orthographe ou la mise en page, en un mois et pas une minute de plus, avec l'avantage (assez conséquent) de savoir que des milliers de personnes font ça en même temps que toi, que des milliers de personnes vont terminer et que tu pourrais en faire partie. Pas d'appât du gain pour ce concours, juste un défi à réaliser pour soi même. J'aime bien le concept alors après une dure négociation avec Rafik, et malgré le vide intersidéral que constituent en ce moment mon cerveau et mon imagination, je me suis inscrite.

J'ai reçu (comme tout le monde je présume) un mail d'une participante qui explique qu'elle est d'une timidité maladive, et qu'elle a enfin réussi à se soigner quand elle a pris goût à la montée d'adrénaline que lui procurait le simple fait d'ouvrir la porte lorsque quelqu'un sonnait chez elle. Malgré ce qu'elle décrit comme des sueurs, des rougeurs et des tremblements, elle ouvre la porte et affronte cette inconnue. Non, pas nécessairement la personne derrière la porte, mais plutôt l'inconnue de savoir qui s'y trouve, et comment ça va se passer. Bref dans son long pavé elle compare le fait de poser sa main sur la poignée et d'ouvrir la porte au fait de se lancer à l'écriture d'un roman.

Effectivement une fois que je me suis lancée les mots ont coulé sur le clavier à une vitesse que je ne soupçonnais pas, c'était prenant et exaltant. Une héroïne est née, avec ses traits de caractère, son entourage et le décor dans lequel elle évolue. Est née aussi une vague idée, un style, une ambiance que j'ai envie d'apporter à mon histoire. Rafik, encore, m'a suggéré une idée pour la suite, dont je vais surement me servir, faute de mieux. Plein de petits bourgeons dans ma tête, mais aucune fleur pour l'instant, car je suis maintenant bloquée, après ce début si prometteur de 1000 petits mots...

Je me vois confrontée à ce qui est peut-être un de mes principal défauts: ma sale tendance à ne jamais finir ou même continuer ce que j'entreprends, souvent, je l'avoue, par manque de confiance (ou ce que j'aime lâchement taxer de perfectionnisme). La preuve, maintenant que j'avais décidé de m'y mettre, c'est sur mon blog que j'écris, alors que c'est d'habitude cette tâche que je délaisse. La procrastination c'est tout un art.

Plus que 49 000 mots, et 25 jours. Stay tuned.